Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 23:36

Le petit oiseau

 

 il va la vie

de vert en en ver

 il chante allègre

et sautille léger

 puis s'en va

dans un nid entamé

il ne sait pas le petit oiseau

que

je ne le reverrai peut être plus 

lui, ses amis

et son petit rameau

j'irai me poser

là bas

loin des genévriers

j’écouterai

le bruit de la mer

sur son oreiller

et lui chanterai 

les amitiés retrouvées


 

 

14 juin 2005/Avril 2012

Par Nadir BOUMAZA - Publié dans : Poésie - Communauté : Le changement c'est nous tous
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Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 13:12

Mohamed MEKKOUI, Décédé d'un AVC en 2011,  fut Directeur de l'ANAT

Ce poème a été écrit par unde ses amis,

 

Ami   

                                                                     (hommage Mekkaoui)
 
impossible cri
douleur au plus profond
blessures  plaies
le jour à peine levé
la voix à peine élevée

 
le silence de la mort
qui
dans ce paysage
diaphane
érige ton soleil
  chaleur humaine
en une stèle
éternelle d'amour
 
tes paroles encore
envol d’oiseaux
dans nos cieux
alphabets d’amour
 déchiffrant la mort
parodie de la vie
 
 
   
 Ami
                                                 Bencherif
Par Nadir BOUMAZA - Publié dans : Hommages
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 11:38

lʼannée de toutes les attentes

 

Il fait gris beau à Alger

même le temps froid est agréable

et les espoirs

ne manquent pas

chez ceux qui veulent y croire

ou chez ceux qui s’en remettent toujours

à Allah "n’challah",

 

Les dernières pluies ont bien abreuvé les nappes

Elles nettoient la terre,

Elles apportent la vie même si

les inondations et difficultés en découlent dans

ce pays encore « en développement ».

IMG 5816

L’Algérie reste belle

malgré une urbanisation mal accompagnée,

Elle jouit maladroitement de sa rente

Elle se cherche             encore

Elle devra quoiqu’il en soit

au printemps prochain ou plus tard

Encore, hélas,

ouvrir quelque fenêtre sur le pluriel.

 

Essayer de nouveaux chemins

Ouverts par l’expérience

Entre temps

Aller vers les gens et les lieux,

Là où s'est forgée l'histoire

Qui les rend plus vrai

 

Un quartier,

Une cité

Une région

Des personnes et des groupes

Qui, tous les jours

Par la chanson, le poème

Le travail ou la rencontre,

Créent, pensent, agissent,

Au monde se soudent

 

Ah ces nouvelles de Syrie et du Yémen ambré

Que l’on voudrait musicales et parfumées

Des peuples crient, fatigués, harassés

Ils en veulent

N'en peuvent

Patients àsouhait

 

Des Présidents héritiers, militaires installés

Qui, des pays,

Se sont appropriés

Et font tout pour empêcher

Des peuples entiers,

D’accéder à la liberté

 

En Europe et en Amérique

Confettis et achats frénétiques font oublier

Que des pays dépendent entiers

Des banquiers

Ils font la scène du monde

A peine masqués

Belles images de stars

Pacotilles du récit

Drames ordinaires des sans abri

Filmés au pays du froid et des bidonvilles

 

En Haîti,

L’humanité se décompose meurtrie

Paysans africains assiégés de sécheresse

Fille des guerres importées

Diamant, pétrole, terres rares voilà ce qui les dresse

La Côte d’ivoire après le Libéria

Et à nouveau le Nigéria

Darfour, sud soudan, Somalie

Nous font oublier l’Angola, le Mozambique pauvre

Afrique notre Mère sur cette terre

 

Un auditeur de la radio algérienne regrettait

Que les Algériens ne fêtent plus Noêl,

Fête des enfants disait il

 

En ces temps d’hiver

Les régions sahariennes vont recevoir la neige

Le Nigéria a été ensanglanté

Jour anniversaire de la naissance du christ,

« Sidna aissa » notre seigneur,

Est il appelé par les musulmans

 

BENLADEN est mort et QADAFI aussi

 

L’on se surprend à être content de cela

 

En Corée du Nord, un homme empâté

Certainement aussi vil que les siens,

Vient remplacer son père

Lequel a remplacé le grand père

ça se fonde les dictatures

Il a fait d’un pays entier son jouet

Non, le monde ne se bouge pas

Là, ailleurs non plus en Arabie séoudisée

Et pas seulement ,

Tout autour

Et dedans

 

OBAMA tente certainement de faire du mieux

Et du plus intelligemment

Face à une classe d’affaires et de politiques

Derrière les mafieux

Devant les réseaux

Que rien ne bouge !!!!!!!!!

 

La France ? «elle craint»

Qu’à nouveau le « petit » superflic bien bien malin

Bien bien entouré de super «fachos»,

N’emporte encore les suffrages d’un peuple

Lequel décidément

Ne sait pas encore surmonter ses démons

Malgré sa révolution et sa civilisation

Si belles

 

Il nous faut toujours espoir garder

Croire

Que la Tunisie montre la voie

Malgré ses nostalgiques des temps précédents.

 

Le printemps nous donnera peut être une surprise

En la patrie des droits de l’homme

Pourquoi pas ?

 

Et rien ne dit que le Moyen Orient n’est pas

En train de basculer

Et les dirigeants israeliens de chavirer,

 

Ni qu’en Afrique passe le cauchemar

 

Ni encore que la Chine ne sera pas

Démocratique demain

 

Peut être juste après

La vague va bien l’emporter

Le « superflic » de Saint Petersbourg.

 

Oui le monde bouge et les humains ont compris

Les lendemains sont faits

De ce qu’ils préparent aujourd’hui

 

A Damas et Homs , à Sanaa et Taïz

Là où l’on pensait il y a peu

Que les « Arabes"................... dormaient

Ah !!!!! les Arabes !!!

Vrais et faux, Kurdes, Berbères, etc

Pas tous musulmans)ne d’ailleurs

Qui ne sauraient rien faire d’autre que

Prier,

Attendant que Allah ne les reçoive

Au paradis

IMGP1177

Mais, en attendant..

Faisons

Faisons bien

Faisons mieux

Pensons à eux et ainsi

A tous ceux qui font..

Que le monde de demain

Se recouvre de jasmins.

Que triomphent libertés et droits

Dans les transitions les plus douces

et les plus tranquilles.

Bonne année mes amis miens

sana saʼida bonne année buon anno bueno ano

happy good year

 

 

Nadir BOUMAZA Décembre 2011 Alger El

 

Par Nadir BOUMAZA - Publié dans : humeur opinions
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 01:50

La religion, l’Etat et ce qui en reste chez les citoyens musulmans

Sur les représentations « ordinaires » de l’islam aujourd’hui face aux crises diverses

 

Réagissant à l’actualité sur "Facebook", une étudiante algérienne, notait le 26 décembre 2011, que les relations qu’entretenait la Turquie avec Israêl étaient contraires à l’Islam. Elle reprenait ainsi innocemment des idées dominantes au sein des pays musulmans où la religion est enseignée par les Etats dans le cadre de l’Education nationale au lieu qu’elle le soit dans les familles et dans des institutions religieuses aptes et dignes à se consacrer totalement à la religion de façon libre et indépendante. Ce qui n’empêcherait en rien les Etats de jouer leur rôle légitime et nécessaire à la paix et à la tranquillité des populations, de « veille » sur les idées et principes défendus par des religieux.

L’un des résultats majeurs de l’éducation religieuse (mauvaise) conduite par les Etats des pays musulmans est la simplification réductrice et dangereuse de ce que serait la religion , l’islam en l’occurrence réduit dans la pensée commune en interdits et en obligations, quelquefois mais à peine, en valeurs, en culture, en philosophie responsabilisatrice des croyants et des humains en général.

Pourquoi faudrait il se focaliser sur ce que l'Islam interdirait ?

La Turquie est un Etat nation qui mène sa politique de façon variable. Effectivement il faut se demander pourquoi ce pays a eu des relations fortes avec Israêl mais l'Islam ne peut avoir une position sur les faits qui se sont déroulés après la mort du prophète.

Faut il regarder ce que dirait l'islam ou plutôt analyser les intérêts des pays et celui de la paix? Dans le premier cas faut il aux musulmans une attitude "intégriste" qui applique strictement les principes énoncés dans le Coran et dans la sunna ou réformer l'islam en fonction de notre époque où la vie, la paix, suivent d'autres règles que celle de 610/632 .

Les relations entre l'islam et les juifs sont celles qu'a eues le Prophète et celles ci sont complexes faites de proximité et de rejets certainement sans rapport avec la religion juive relations elles mêmes, dûes aux pratiques d'une communauté qui fut importante en Arabie et dont les membres exerçaient des foncions dominantes à la naissance de l’Islam.

La civilisation musulmane comme référence n’est pas celle qui est présentée par les systèmes éducatifs et par le discours sur la religion

Dès la constitution de l’empire Omeyyade, (661-750 JC ) s’est développée cependant

une pensée nouvelle critique qui fera le succès de l’islam comme civilisation et non comme religion en expansion par la guerre. Les grands spécialistes musulmans de l'Islam classique «abbasside (750—1258) , celui de la civilisation n'ont pas accordé d'importance à ces points mais à d'autres et ont discuté plutôt de l'interprétation de points. La question est donc de savoir si un musulman doit avoir l’esprit de l’ijtihad ou l’esprit des années de guerre de la naissance de l’islam. Les grands penseurs ont adopté la voie de la raison critique.

Sur Israêl, la question est simple et complexe à la fois : Israël est un Etat colonial qui qui a fait souche. La revendication palestinienne doit s’y adapter comme le font les mouvements palestiniens. Ce qui compte c’est l’attitude que prennent les palestiniens pour arriver à avoir un Etat et des droits. Ils ont choisi ou refusé la voie de la destruction de l’Etat d’Israël. La Turquie a traditionnellement eu des relations fortes avec Israël. La venue des islamistes au pouvoir a changé cette politique. Est ce l’islamisme qui change la politique ou la politique des islamistes de l’AKP et de Erdogan ?

L’attitude que les Musulmans gagnent à prendre est fort diverse d’un courant à l’autre. Elle oppose les radicaux extrémistes qui veulent penser le monde moderne à partir de l’islam dit des origines que personne ne connaît.

Cela pose la question de savoir ce qu’est leur modernité : conquérir le monde par le prêche et le terrorisme ou, adopter les avancées technologiques et interpréter avec ijtihad,

la tradition du texte coranique, de la sunna et de la civilisation musulmane, suivre Ibn Rochd ou ibn Taymiya , deux penseurs opposés du 12ème siècle

La réforme, "al islah" a déjà été pensée au 19ème siècle par Mohamed Abduh et Jamal eddine al Afghani

L’islamisme qui est très divers, a pris à l’époque moderne la voie du réformisme (al islah) de Mohamed Abduh ((Delta du Nil, 1849 - Alexandrie, 11 juillet 1905)., lequel a préféré le progrès occidental pour lequel il a suggéré que soit adaptée la pensée musulmane.

Inspiré de Ibn Arabi , d'Ibn Arabi, Il a « affirmé le rôle de la raison comme guide de la vraie foi » et défendu la renaissance de la civilisation arabo-islamique, le combat contre la domination étrangère, les gouvernements musulmans, la corruption et contre la division au sein de la communauté musulmane. Il a opté pour les sciences modernes et l'idée d'une réforme de la langue arabe ainsi que l'importance de l'instruction, condamné la corruption et la polygamie et affirmé que le régime parlementaire n'est pas incompatible avec l'Islam.

De là l’idée de la Nahda (Renaissance) du 19ème siècle que les dirigeants et régimes arabes des indépendances ont engloutie aux indépendances préférant s’approprier (patrimonialisation) :

- les Etats,(jusqu’à la succession de père en fils),

- les sociétés (qu’ils régentent) et

- la religion nationalisée comme le pétrole,

- l’école et

- le projet de développement présentés comme objet et raison du maintien de dynasties familiales à la tête des institutions et des Etats des pays du Moyen Orient et d’Afrique du nord.

 Dans ces pays d'ancienne tolérance et de civilisation où ils ont occupé historiquement une importante place, le christianisme et le judaîsme sont craints et oubliés suite aux pratiques des systèmes coloniaux qui les ont détachés de la civilisation musulmane et  qui ont fait des "musulmans", des sous citoyens sur leurs propres terres. La civilisation musulmane est quant à elle ignorée, quoique instrumentalisée comme outil idéologique nationaliste régressif et nostalgique. 

  Les causes des crises qui secouent les pays de la région sont là. Elles montrent l'obligation de choix d'une voie autre que celle qui consiste à reprendre bizarrement les ingrédients du modèle colonial modernisé dans les modèles de développement considérés comme des technologies et modèles qu'il suffit d'acheter et de diffuser selon les possibilités données par l'argent de la rente. Elles confirment les analyses de Frantz Fanon et de Albert Memmi sur le complexe du colonisé et les  thèses les plus critiques sur le développentalisme.

Au Maghreb et au moyen Orient, plus qu'en d'autres régions du monde semble t-il, les idéologies simplificatrices des cultures et des religions qui en sont, ont été largement diffusées au sein des populations, à travers les systèmes éducatifs et les médias pour le moins. Elles semblent opposer ce que les puissances et idéologues occidentaux considérent comme des laïcités des Etats et des élites aux visées et aux idéologies des mouvements et mouvances dites salafistes et plus largement islamistes. Elles semblent à l'inverse constituer le tapis culturel moyen ou général des sociétés contemporaines formatées par les états nations issus des indépendances et contrôlés par des "bureaucraties" du modèle weberien. Loin de constituer des spécificités culturelles, les systèmes politico idéologiques qui dominent les sociétés dites musulmanes rappellent les les liens entre classe politique, armées et bureaucratie qui ont fait l'Europe du 19è/première moitié du 20ème (1) plutôt que les sociétés hydrauliques de Karl MARX ou les sociétés asiatiques de Max WEBER.

La question à l'ordre du jour des pays dits musulmans qui vacillent entre révoltes, répressions et constructions nécessairement difficiles de la démocratie est ainsi celle de la sortie des explications religieuses du monde.

Données comme ingrédients ordinaires à des populations mal et massivement scolarisées, qui ne connaissent de l'islam que ce que leur en disent les prêcheurs fonctionnarisés ou à peine scolarisés et révoltés, ces explications constitueront certainement les lieux de blocage des transformations en cours dès lors qu'opéreraient les changements politiques inévitables.  

 1- Howard G. BrownPouvoir, bureaucratie et élite d'Etat ; la politique révolutionnaire du contrôle et de l'administration de l'armée, 1791-1799 Annales historiques de la Révolution française,   Année   1996 , Volume   303, Numéro   303, pp. 119-138.

références

Ibn 'Arabi”, Encyclopaedia Universalis, vol. 11, Paris, 1996, p. 869-871

 Weber,Max,Le Savant et le Politique (1919), préface de R. Aron et traduction par J. Freund, Plon, 1959 ,

 Weber,Max,Économie et société (posthume 1921), traduction du tome 1, Plon, 1971 ; édition de poche, Pocket, 1995, 

 Weber,Max,La ville (extrait du tome 2 d'Économie et société), traduction par Ph. Fritsch, Aubier, 1982

MEMMI, Albert, Portrait du colonisé, précédé du portrait du colonisateur, éd. Buchet/Chastel, Paris, 1957 

FANON, Franz, Peau noire, masques blancs, 1952 

BENZINE, Rachid (2004, 2008). Les nouveaux penseurs de l'islam. Éditions Albin Michel. (ISBN 978-2-226-17858-9)

FANON, Franz, Les Damnés de la Terre, La Découverte, 1961 

 

Par Nadir BOUMAZA - Publié dans : Islam, islamisme, fondamentalisme
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 09:25

Pour des politiques de transport et de déplacements raisonnées et durables

En Algérie, au Maghreb , en Afrique 

Nadir BOUMAZA

La livraison attendue des derniers et plus difficiles tronçons d’autoroute Est Ouest en Algérie,  est une heureuse chose qui règlera de graves problèmes de liaison et de sécurité. Il faut s’en féliciter mais..

Les pays du sud tendent systématiquement à importer technologies et modèles occidentaux  dépassés. Quand aux Etats unis , en Europe, se développent les plans de déplacements raisonnés, les voies cyclables, les pays du sud malgré leur pauvreté, le nombre de gens sans moyens , les pays du sud ne choisissent que les autoroutes mal intégrées, la route brutalement installée dans la cité et dans le territoire, la voiture individuelle etc. délaissant le train, réalisant des métros réservés aux riches et sans prolongements par des transports publics adéquats, etc..

Les autoroutes c’est très bien mais il faut d'une part dépasser ce système de commande et de gestion dans lequel les délais de réalisation ne sont jamais ceux des cahiers de charge et encore moins ceux annoncés, encore faut il aussi que les autoroutes soient au niveau normal pour ne pas dire international de durabilité et de sécurité pour les riverains, les habitants des régions, les automobilistes etc. ce qui n'est pas du tout le cas, sans évoquer les dépassements énormes de coûts.

De même en est il pour les déplacements urbains : il est heureux que au bout de trente ans, une ligne du métro d’Alger ait été livrée .. hélas .. annoncée .. d’abord par une personnalité française..

Il est plus heureux que le tramway ait été ouvert par une liaison Bab ezzouar bordj el Kiffane et que les projet  de  tram de Constantine et d’Oran avancent .

Il est regrettable que ces réalisations importantes et heureuses ne s’inscrivent pas dans des plans plus durables , plus efficaces , plus maîtrisés de déplacements : déplacements en transport sur site propre (métro, tram, train de banlieue), les autoroutes urbaines intégrées et limitées, les routes à double voie, les rues aménagées avec une large place aux piétons aux handicapés, les voies réservées aux deux roues, le tout étant géré par des syndicats interurbains de déplacements

L'autoroute n'est d’autre part pas la solution unique et complète aux problèmes de déplacements et de transports qui requièrent des politiques raisonnées et complètes en la matière: plans de transports, gestion concertée et durable avec les acteurs, projets simples, arbitrages entre modèles et notamment entre les parts que doivent prendre la route et les transports en sites propres, entre autoroutes et routes à voies séparées, entre modèles coûteux, portant atteinte à l’environnement, coupant des régions entières par des barrières infranchissables,  et modèles adaptés aux situations locales et générant des modes de vie plus maîtrisés ainsi qu’une économie mieux centré vers le local.

La question des transports n’est pas une question strictement technique mais une composante importante des choix et modèles de développement.

L’Algérie et les pays du sud en général doivent choisir entre les modèles de l’expertise internationale et du capitalisme des grandes infrastructures qui élimine les acteurs locaux, donne la gestion des autoroutes, des parkings de ville, des stations service, etc.. à de grands opérateurs internationaux de plus en plus monopolistiques et contrôlés par la finance dont on sait ce qu’elle a fait de la Grèce, de l’Islande, du Portugal etc.

Les transports et les déplacements exigent des politiques nationales et locales durables, c’est à dire pensées et maîtrisées localement avec les acteurs. Cela impose de dépasser la décision centralisée, technocratique et parfois ou souvent autoritaire dans laquelle les décideurs honnêtes ou moins que cela, passent de très gros marchés et ne décident pas de l’essentiel c’est à dire de l’avenir qui dépasse l’horizon proche puisque en matière de transport, les infrastructures routières sont toujours saturées peu de temps après leur livraison contrairement à ce que défendent les lobbies routiers et leurs représentants dans les gouvernements du monde entier. Cela caractérise les pays européens où pour le moins des politiques locales font avancer les choses mais aussi les pays du sud dont les plus pauvres et dans lesquels l’argent pris par l’automobile et les très grosses dépenses de réalisation d’équipements routiers absorbent de très grosses parts des budgets, endettent les pays sans bénéfice pour les économies nationales et avec des effets aggravants des situations économiques, sociales et environnementales.

Les déplacements, et transports sont une composante essentielle de l’organisation de la vie et leur maîtrise constitue un outil précieux de gestion et de développement durable. 

Il faut espérer une évolution sérieuse et une rupture avec es modèles suivis qui laissent aux ingénieurs la décision alors que ces questions relèvent de la politique bien coordonnée, planifiée, appuyée sur une bonne gouvernance et donc la participation des usagers et des acteurs institutionnels et privés. Il est souhaitable que l’Algérie engage une politique de transports et déplacements digne de ce nom et non limitée à la seule programmation par commande à des entreprises internationales financée par la rente pétrolière. 

17 Décembre 2011

Nadir BOUMAZA est · Professeur des universités, chercheur au CNRS

« Lundi 28 juin 2011-12-18Autoroute est-ouest : Gorges de Lakhdaria, bientôt la fin du calvaire

Le soir d’Algérie, Comme le ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, a pu le constater hier lors d’une visite d’inspection, il reste encore à percer 136 m au niveau des deux tunnels prévus au niveau de la carrière de Bouzegza et achever la réalisation d’un viaduc sur les huit prévus. Ce qui est attendu d’ici quelques semaines.

Tout en appelant à maîtriser l’acheminement des équipements matériels et mieux gérer le câblage, Amar Ghoul s’est néanmoins montré satisfait des résultats atteints. Cela en dépit des contraintes géologiques et du recours, inédit, aux technologies et expertises étrangères en matière de percement. Le ministre des Travaux publics s’est montré également rassurant quant à la livraison imminente de quelques tronçons de l’autoroute Est-Ouest, au-delà de Constantine et de Tlemcen.

Concernant l’équipement de l’autoroute, Amar Ghoul, qui était accompagné lors de sa visite du ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, Moussa Benhamadi, a relevé l’action de coordination lancée entre les deux départements ministériels.

Il est question d’équiper le linéaire total (1 216 km) en fibres optiques ainsi que les espaces multiservices en BTS et accès à la téléphonie fixe, mobile et à Internet, en systèmes de télésurveillance… Voire l’utilisation des images satellitaires pour la couverture totale de l’autoroute est envisagée dans le souci d’une sécurisation optimale.

A vocation d’«école à ciel ouvert», selon Amar Ghoul, l’autoroute bénéficiera également du concours des ingénieurs et des doctorants dans le domaine de la recherche appliquée. Il est question de la contribution des universités d’Alger, Boumerdès et Tizi-Ouzou..

Voire des actions de sensibilisation et de mobilisation du mouvement associatif national sont envisagées selon les responsables de l’organisation des Scouts musulmans algériens et de l’Organisation des enfants de chouhada, Noureddine Benbraham et M’barek Khalfa, autres hôtes.

C. B.

28 nov 2011 Le tronçon de Lakhdaria reliant les wilayas de Boumerdès et de Bouira sur l'autoroute Est-Ouest sera livré ce mardi. Les voyageurs qui faisaient le trajet entre Alger et Bouira en 4 heures pourront désormais le faire en 40 minutes seulement. Par ailleurs, l’ouverture des autres tronçons autoroutiers de l’Est, permettra de faire le trajet entre Alger et Constantine en seulement trois (3) heures au grand bonheur des voyageurs.


Le tronçon de l’autoroute reliant la capitale Alger à Lakhdaria (wilaya de Bouira) via Bouzegza sera ouvert à la circulation ce mardi. Cet important axe faisant partie de l’autoroute Est-Ouest sera inauguré ce mardi par le ministre des Travaux publics,  Amar Ghoul. S’étendant sur 27 km, ce tronçon qui est constitué de 4 tunnels et plusieurs viaducs a nécessité des moyens et des techniques de pointe compte tenu de la nature du relief dans cette région montagneuse. Le maître d'œuvre chargé de la réalisation de l'axe qui s'étend sur les hauteurs de Lakhdaria, Bouzegza et Zberber devait le livrer une année avant les délais fixés. Mais la vigueur du relief de cette région l'a contraint à recourir à des travaux supplémentaires en vue de prévenir tout risque d'éboulement, a précisé le ministre. « Le tronçon autoroutier reliant Lakhdaria dans la wilaya de Bouira à Larbaatach dans la wilaya de Boumerdès sera ouvert à la circulation ce mardi aux usagers de la RN5 en provenance de l’Est du pays», a indiqué à Echorouk le directeur général de l’Agence nationale des autoroutes Kamel-Eddine Belatreche. Selon lui la mise en service de cet important axe soulagera les usagers de la RN5. Dans le même contexte, il dira qu’environ 40 000 véhicules, dont 45 % de type lourds provenant des wilayas de l’Est du pays empruntent quotidiennement les virages dangereux de Lakhdaria avant d’arriver à Alger. « Les voyageurs qui faisaient le trajet entre Alger et Bouira en 4 heures pourront désormais le faire en 40 minutes seulement», assure  Kamel- Eddine Belatreche. Par ailleurs, l’ouverture des autres tronçons autoroutiers jusqu’à la wilaya de Constantine, permettra de faire le trajet entre Alger et cette wilaya (Constantine) en seulement trois (3) heures au grand bonheur des citoyens. Les tronçons de l’autoroute Est-Ouest (1.216 km) ont été ouverts à la circulation notamment à l’ouest et au centre du pays. Le projet sera réceptionné dans sa totalité avant la fin de l’année, selon le ministère des Travaux publics.

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Par Nadir BOUMAZA - Publié dans : Urbanisme
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